Les premiers heures de Nora

Publié le par Merhand Claire

Cà y est, Nora est arrivée! Je me retrouve face à ma fille et j'ai tout à apprendre. Toutes mes craintes ressurgissent et en même temps je me sens prête à m'en occuper.

L'accouchement ayant été difficile, je reste quelques heures patraque. Pendant ce temps-là, mon mari assiste au premier bain de Nora. Ensuite, la sage-femme la met au chaud dans la couveuse pour qu'elle se remette elle aussi de l'accouchement. Au bout de deux heures c'est l'habillage et je la prends enfin dans mes bras. Cependant, je ne suis pas encore très en forme. Ma tension est plutôt basse et la sage-femme me conseille d'attendre avant de la mettre au sein. Une fois légèrement requinquée, je fais face à ma première épreuve en tant que mère, je dois nourrir ma fille. La sage-femme installe Nora et m'explique comment faire et le miracle se produit, mon bébé prend sa première tétée. C'est extraordinaire... et douloureux. Il ne faut pas se voiler la face, les premiers jours d'allaitement sont très douloureux. Pour atténuer la douleur, je mets un peu de crème Castor Equi. C'est plutôt une crème de prévention pour éviter les crevasses et j'avais déjà préparé mes seins avec cette crème. Mais je me suis rendu compte que cela soulageait également après la tétée. L'avantage de cette crème, c'est que vous n'avez pas besoin de laver le sein ensuite. L'autre solution pour apaiser la douleur c'est d'appliquer un peu de votre lait sur votre sein.

Une fois Nora repue et moi en meilleure forme, nous pouvons intégrer la chambre qui sera la nôtre dans les jours suivants. Bien installées, nous attendons les premiers visiteurs qui ne tardent pas à arriver. Tout le monde s'extasie et s'entend pour trouver Nora le plus beau bébé du monde. Un détail les surprend cependant, en effet, Nora est rousse. Un joli blond vénitien qu'elle ne tient ni de son papa qui est plutôt châtain, ni de sa maman qui est brune. Les lois de la génétique sont impénétrables.

Alors que tout le monde profite de Nora, je ne parviens pas à réaliser que seulement quelques heures se sont écoulées entre le moment où nous sommes partis pour la maternité et l'instant présent. C'est comme si, il y avait une fissure dans le temps. Encore aujourd'hui, je n'arrive pas à faire le lien entre le bébé qui bougeait dans mon ventre et Nora. C'est comme si elle avait surgi de nulle part. C'est une sensation étrange.

Cependant, je ressens dans mon corps les cicatrices de l'accouchement. De plus, je porte encore la chemise de l'hôpital et mes lunettes. Je n'ai qu'une envie me refaire une beauté. Dès que je sens que mes jambes vont supporter mon poids, je me lève donc pour aller faire une petite toilette et me changer. Une fois cela fait, je me sens déjà beaucoup mieux bien que fatiguée et endolorie.

L'heure des visites touche à sa fin et nous nous retrouvons tous les trois seuls dans la chambre. Mon mari et moi devons faire connaissance avec notre fille. Nous devons commencer à apprendre à décoder son langage. Ce qui n'est pas chose facile surtout quand on est fatigué. La première nuit avec Nora est difficile. Elle se réveille toutes les demi-heures et met du temps à se rendormir. Après chaque tétée, la sage-femme vient changer Nora. Autrement dit, peu de sommeil.

Le matin, la puéricultrice vient me montrer comment donner le bain à Nora et comment s'occuper de son cordon ainsi que les soins à donner: nettoyer les yeux et le nez au sérum physiologique. Entre çà, le petit déjeuner et ma propre toilette, la matinée avance vite. Un fois mon mari arrivé, je peux enfin me reposer un peu pendant qu'il s'occupe de Nora.

A la fin de la matinée, Nora fête son premier jour de vie.

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