La vie n'est pas un long fleuve tranquille

Publié le par Tatoolicorne

Quand j'ai commencé à écrire ce blog, j'étais bien sûr pleine d'appréhension sur ce qui m'attendais mais surtout, j'avais confiance en moi, en l'avenir. Je pensais être capable d'éviter les pièges qui se présenteraient sur ma route. Quelle arrogance! J'étais tellement fière d'avoir la vie que j'avais toujours rêvée que je n'ai pas voulu voir les défauts et les accrocs qui peu à peu faisaient surface. Je les ai ignorés, contournés, j'ai fait comme s'ils n'avaient pas d'importance et que le temps les feraient disparaître.  Vous voulez un scoop:  ça ne marche pas, au contraire, ça empire jusqu'à ce que le joli tableau explose.

Gérer deux enfants en bas-âge, une vie de couple et une entreprise en création dans une maison qui nécessite des travaux, je pensais pouvoir le faire. Je me suis vu plus forte que je ne l'étais en réalité et je n'ai pas voulu l'admettre quand je m'en suis rendu compte. Maudit orgueil! Il m'a fallut du temps pour admettre que demander de l'aide n'est pas une marque de faiblesse. Et même encore maintenant, j'ai parfois du mal à le faire.

 

Il a fallut que la vie s'impose à moi, dans toute son horreur dans un premier temps et dans toute sa splendeur par la suite. J'aurais aimé un choc moins grand, des blessures moins profondes mais peut-être que ça n'aurait pas suffit. Avec le peu de recul que j'ai actuellement, j'entraperçoit les premiers bienfaits de ces épreuves que j'ai traversées mais je m'aperçoit également que j'ai perdu une part de moi que je ne retrouverais sans doute jamais et dont je dois faire le deuil.

 

Je suis tombée et je me suis relevée. Certains diront avec force et courage, d'autres que j'ai fait ce que j'avais à faire et que c'est normal. Après tout, quand on a 2 enfants à charge, on ne peut pas se permettre de flancher! Et dans un sens, c'est vrai. Dans les moments les plus noirs, quand l'espoir est pratiquement éteint, il faut une bonne raison de tenir le coup. Et en même temps, les choses auraient été beaucoup plus simples si je n'avais pas eu à me préoccuper de mes enfants.

 

Et puis au milieu de tout ce chaos, j'ai pu compter sur le soutien et l'amour de ceux qui me sont chers. Chacun à sa façon m'a réconforté. Je leur doit une partie de ma force et je ne les remercierais jamais assez.

Le proverbe dit : "à quelque chose malheur est bon". Je ne suis pas sûre qu'il soit adapté à tout évènement douloureux et quand on est plongé dans la souffrance, il est difficile d'y ajouter foi. Mais on le gardant à l'esprit, on garde l'espoir en des lendemains meilleurs. Il nous dit qu'un jour, en regardant en arrière avec les yeux que la sagesse des années nous aura donné, on découvrira que ces épreuves que la vie nous a fait traversé ont construit notre chemin, nous ont conduit à des endroits, vers des gens qui nous ont enrichis. Chaque moment, chaque évènement est précieux. Il ne faut rien regretter, juste apprendre de ses erreurs et vivre intensément les années qui nous restent.

Publié dans maman-au-secours

Commenter cet article