1er trimestre

Publié le par Merhand Claire

 

Dans mon cas, un mélange d'enfer et de paradis!
Au tout début, je n'analyse pas le moindre dérèglement de mon corps. Je suis tout au plus vaguement consciente que cela pourrait être pour ce mois-ci. En effet, nous venons juste de décider mon mari et moi de nous lancer dans l'aventure. Autrement dit, ayant autour de moi des couples pour qui il a fallut plusieurs mois, je ne m'attends pas à la réussite immédiate de notre projet.
Au bout de quinze jours, première inquiétude: absence de règles! J'opte pour un retard dû à l'arrêt de ma pilule, je laisse passer les jours tout en essayant de détecter une présence clandestine. Aucun symptôme mais toujours pas de règles, les doutes s'installent.
Fin du 1er mois, nous allons, mon mari et moi, rendre visite à ma belle-soeur et mon beau-frère en Irlande. En stand-by à l'aéroport de Londres, mon mari me dit comme çà: "Tu serais pas enceinte?" et moi de lui répondre: "Peut-être". Notre court séjour en Irlande se transforme vite en parcours du combattant. En effet, au bout du deuxième jour, s'abat sur mois une grande fatigue suivie le lendemain par des nausées. Nos soupçons se transforment en quasi-certitude et la décision est prise: dès notre retour, je fais un test de grossesse. Le verdict tombe un matin avant que nous partions bosser: Le test est positif. Alors là, tout s'enchaîne: coup de fil à mon médecin pour prendre RDV le plus tôt possible, histoire de vérifier le diagnostic. Elle me prescrit une prise de sang qui confirme notre intuition: Je suis enceinte!!! Ou plutôt: Nous allons avoir un Bébé.
Vous me demanderez pourquoi cette formulation plutôt que l'autre? Réponse: la deuxième inclut déjà le Papa dans l'aventure qui commence (cf. Le rôle du Papa).
Impression d'être au Paradis, première chose à faire l'annoncer à nos parents, futurs grands-parents et à nos frères et soeurs. Explosion de joie majorée par un souvenir peu engageant qui pourtant est dans toutes les mémoires: ma fausse couche quatre ans auparavant. C'est pour cette raison que nous n'ébruitons pas la nouvelle outre mesure.
Et là, commence le cauchemar sous forme de nausées qui commencent le matin au réveil et se terminent le soir, une fois endormie. Je ne peux alors plus me faire à manger et je fais le tri dans les plats que l'on me propose. Je digère cependant très bien les Petits Gervais et en fait donc une consommation journalière conséquente. Bien sûr, à ce régime-là, je perds du poids et me retrouve bientôt en dessous de mon poids de forme. S'ajoute à cela la fatigue et le stress dus à mon travail. Heureusement, la première échographie nous rassure. Notre bébé se porte à merveille et grandit correctement. Immense bonheur alors de voir ce petit être en devenir bouger les bras et les jambes. L'émotion nous submerge à l'idée de ce miracle. Nous ne sentons pas encore Bébé bouger mais nous gardons précieusement dans notre mémoire les images vues à l'écran. Quand aux photos que l'on nous donne en souvenir, nous les affichons bien en vu sur la porte de notre frigo.
Fin du premier trimestre, les nausées se sont pratiquement dissipées et la menace d'une fausse couche s'éloigne de jour en jour. Nous fêtons Noël dans la joie et imaginons déjà notre petit bout d'chou l'année suivante au pied du sapin.

Publié dans maman-au-secours

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